3 ways to bloom : éclore malgré le gel

Spoiler alerte : Sous-titre mensonger ! Eh non, cet article ne vous donnera en réalité aucune piste pour VAINCRE le gel. En effet, pourquoi ce pauvre petit froid aurait-il moins le droit d’exister que le chaud, adulé comme feu Johnny (qui allumait le feu – qui est chaud – t’as compris) ? Je suis pour l’égalité des éléments, et je suis sûre que toi aussi ! Il faut de tout pour faire un monde, chacun y a sa place.

Non, aujourd’hui, on va plutôt tenter de devenir amie avec le froid, ou tout du moins colocataire pacifique. Parce que ce n’est pas drôle de passer sa vie à combattre, lutter, terrasser ; ce ne sont pas les valeurs que l’ont a envie de donner à sa vie.
C’est parti donc pour 3 moyens de vivre en paix avec le froid ! Note : le 3èm point pourra être utilisé dans de nombreuses autres situations… (ça donne envie de rester, ça, non ?)

1• ON BOIT/MANGE CHAUD

Petit rappel : la température du corps est d’à peu près 36.5°C. Or, quand on introduit un liquide/aliment froid, que doit faire le corps sous peine d’être refroidi ? → Le réchauffer. Et ça, c’est pas ce qu’il y a de plus facile pour lui ! Il n’est pas plombier, le pauvre ! On lui facilite donc la tâche, et on peut même l’aider à réguler le chauffage si on a froid. Comment ?

  • –  On lui donne plein de thé, de chocolat chaud, de vin chaud, de plomb chaud si ça vous fait plaisir (non, ça c’est une blague). Les petits thermos à emporter deviennent vos meilleurs potes si vous n’avez pas de machine à café au travail / vous n’avez pas envie de dépenser votre salaire en gobelets en carton.
  • –  On évite les boissons froides et les salades : ça lui fait du boulot en plus, de réchauffer tout ça à 36.5°C ! Vous allez être toute fatiguée.
  • –  On se fait des p’tites soupes, des p’tites raclettes, des ptits plats d’hiver quoi. Ce n’est pas pour rien que l’on a instauré ces traditions ! Votre p’tit corps vous dira merci !

    RÉSULTAT : Vous vous sentirez moins tendue, moins fatiguée, en un mot : mieux ! Alors un petit thé sous un plaid, et en avant la musique !

    2• VÊTEMENTS : ON FAIT LES BONS CHOIX

    Je vous vois, là bas dans le fond, à laisser votre manteau ouvert et à laisser vos chevilles nues parce que c’est la mode ! Et vous, devant, qui empilez seize couches de pulls, ce n’est pas forcément mieux… Entre une gravure de mode congelée et un bonhomme Michelin, on peut peut-être trouver un juste milieu ? Voici comment être toute belle et toute détendue !

  • –  On privilégie les matières naturelles au synthétique. Sérieusement, la laine, le mohair, l’alpaga, il n’y a que ça de vrai ! Non, pas à ce point là. Mais tout ce qui est acrylique, polyplastiquepétrole et autres joyeusetés, c’est plus fait pour être cheap que pour tenir chaud… À vos étiquettes de pulls !
  • –  On porte des sous-vêtements “seconde peau” : ça aide beaucoup à maintenir la chaleur là où elle est à l’origine, c’est à dire sous notre peau. Maillot de corps, collants, seront vos second meilleurs potes, après le thé !
  • –  On arrête de s’ensevelir sous un monceau de pulls. Pourquoi ? Parce que ça vous isole du monde, que ça vous gêne dans vos mouvements, que ça ne vous donne pas confiance en vous et en votre apparence. De plus, je pense qu’au bout de 3 ou 4 couches, manteau compris, la différence commence à être très, très minime. Pas de quoi s’enterrer sous les tee-shirts !
  • –  On troque la mode “chevilles apparentes – épaules nues” pour la tendance “chaussettes 80’s – col roulé”. Oui, car même s’il est question d’être stylée, m’est avis que de sacrifier son confort à la mode est inutile et tortionnaire.
  • –  Enfin, on protège les extrémités ! Bonnets, gants, cache-nez, chaussettes encore une fois. C’est par là que le froid s’infiltre le mieux. À vos accessoires…!

    3• ON ARRÊTE DE LUTTER : L’ACCEPTATION COMME RÉDEMPTION

    C’est le point clé de l’article. Il faut un peu de courage pour l’appliquer, mais les résultats sont tellement soulageants que vous verrez le froid d’une façon différente après avoir compris ça.
    Tout d’abord : que faites-vous quand vous avez froid ? Peut-être que, comme moi avant, vous vous braquez, en mode rugbyman, contractant tous vos muscles dans le but de LUTTER, REPOUSSER, CONTRER, vous BATTRE contre le froid.

    Résultat ? Impossible de vous concentrer sur autre chose que sur votre lutte acharnée. Dents serrées, moral dans les chaussettes, gare à qui vous parlera de profiter de l’hiver et de ses joies !
    La solution ? Elle est simple.

    C’est le lâcher prise.

    Vous acceptez le froid. Vous le laissez venir, tout doucement, vous lui dites bonjour. Vous vous demandez quel effet est-ce qu’il produit sur votre corps. Est-ce que ça gratte ? Ça pique ? Où ça ? C’est agréable ?
    Et vous laissez venir.
    Imaginez être un canard sous la pluie : les gouttes coulent sur vous, mais ne vous font pas de mal. On n’est pas en sucre, après tout !
    En plus, si vous avez suivi les conseils précédents et que vous donnez assez d’énergie à votre corps pour se réchauffer, il n’y a pas de raison que vous ayez plus froid qu’un canard 😉

    La pleine conscience, c’est la clé de beaucoup de choses. Je vous conseille de vous y intéresser un peu, si vous n’en avez jamais entendu parler : elle aide à gérer l’angoisse, la tristesse, les sensations négatives en général. Tout ce dont les sensations ont besoin, c’est de délivrer un message au corps dans le but de le protéger. Vous vous brûlez ? Hop ! Signal de détresse, vous avez mal. Vous êtes face à un danger ? Hop ! Adrénaline, réflexe de survie pour faciliter la fuite.
    C’est pareil pour le froid. Votre corps vous dit : “Eh, oh, j’ai froid, là !”. Lutter contre ce froid, c’est lui répondre : “Non, non, je refuses, tais-toi, tu n’as pas froid, tu n’as pas froid…”
    En acceptant les frissons, vous leur ouvrez la porte. Ils sont contents, ils ont dit ce qu’ils avaient à dire. Ils peuvent partir.

C’est clair ? Essayez, c’est magique !

J’espère que cet article vous aura donné quelques pistes pour devenir amie avec l’hiver : ne plus souffrir du froid, c’est laisser de la place à autre chose dans votre esprit, comme la joie, les rencontres, les événements. C’est s’ouvrir des portes sur la vie.

Sur ce, je n’ai plus qu’à vous souhaiter un joyeux hiver !

Marianne

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Avoir conscience de son corps, pour mieux en prendre soin

Si le moral subit les méandres de la dépression, des angoisses, de la souffrance, due à l’anxiété, notre corps, lui, les endure de façon encore plus percutante, parfois même à long terme, et c’est très souvent que l’on retrouve comme « des restes » de nos années de maltraitance envers nous-même…

Qu’il s’agisse simplement de l’angoisse qui semble nouer nos intestins entre eux, ou bien lorsque la peur se manifeste dans nos muscles, qu’elle les force à se contracter, que tout notre corps est tendu, crispé, ou bien des palpitations, cette sensation de sentir son propre cœur battre à cent à l’heure, trop vite, trop fort…

  • Des comportements destructeurs : transférer la douleur sur la nourriture, en se privant de manger, jusqu’à en avoir des crampes d’estomac, ou au contraire, en ingurgiter de grandes quantités jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de tout garder…
  • Des actes d’automutilation, pour soi-disant, apaiser sa douleur… Alors que s’en suivra, de la culpabilité, de la honte, et l’obligation d’admettre que c’est encore pire après… Regarder ses cicatrices et se rappeler…

Le corps ne devrait pas avoir à dire « stop » à ce qu’on lui fait endurer. Il est notre meilleur allié, et non pas notre ennemi ou un bouc émissaire. Il n’a pas à porter les répercutions des violences que l’on a pu subir, de la tristesse qui rythme notre vie, des moments où les pensées négatives envahissent les esprits, et où l’on ne trouve que lui pour manifester la souffrance, la frustration, la colère qui nous assaille…

 

Apprendre à se reconstruire, passe par l’acceptation de soi, la bienveillance envers nous-même.

Mais qu’il est difficile de prendre soin de soi, lorsqu’on est quotidiennement dans la souffrance, que le corps nous évoque seulement, de la honte et du dégoût.

Comment le mettre en valeur, lui apporter les soins adaptés, alors qu’il est probablement l’élément que l’on a passé le plus de temps à détruire ?

Tout le monde connait les mécanismes de la mémoire. La mémoire vive, la mémoire à long terme, on parle également de la mémoire visuelle, ou auditive…

Mais je suis persuadée, que le corps aussi se souvient. Qu’il se rappelle de chaque événement qui a fait partie d’une vie. En particulier, des souvenirs négatifs, les douleurs, qu’il a ressenti, lorsqu’on a pu recevoir, des coups. Peut être qu’un hématome est apparu, puis qu’il s’est effacé, mais au-delà de ça, le corps n’oublie pas. Les cicatrices peuvent s’atténuer, devenir presque invisible, elles seront toujours gravées dans notre chair. Qu’on les voit encore ou non.

Contrairement au cerveau, qui peut faire abstraction de certains épisodes traumatisants de notre vécu, le corps ne peut pas souffrir d’amnésie, alors il exprimera ses douloureux souvenirs, à travers des symptômes, parfois psychosomatiques. Mais même si l’origine de la souffrance est psychologique, la douleur est tout de même présente, et ressentie.

L’angoisse fait mal, elle noue de l’intérieur, broie doucement, que le cerveau accepte ou  non ce qu’on a été contraint d’endurer, le corps le subira dans tous les cas.

Rechercher l’origine de sa souffrance intérieure, pour mieux l’apaiser, est le moyen le plus efficace de soulager le corps des maux de l’âme.

Ne pas se respecter, dépasser les limites que le corps peut tolérer, est aussi une façon de « poursuivre » les violences qui ont pu nous détruire. Dire stop aux violences extérieures, ne suffit plus, il faut aussi prendre sur soi, et s’interdire d’utiliser son corps comme moyen d’expression, aussi bien pour attirer l’attention sur notre mal être, qu’essayer de faire diminuer l’angoisse.

Le corps ne mérite pas de payer pour les crimes des autres. Pour les violences, les moqueries… Il mérite au contraire que l’on commence enfin à le traiter correctement, comme un trésor précieux, parce qu’un corps, nous n’en avons, et n’en aurons toujours qu’un seul.

Alors inutile de perpétuer le mal qu’on a pu lui faire. Même s’il s’en souviendra toujours.

Apprenons lui qu’il peut avoir des sensations agréables, après un bon bain chaud, ou en portant un vêtement doux. Que des gestes simples, comme être enlacés n’a pas à être une source d’angoisse, que ça peut être réconfortant. Que la proximité avec les autres ne nécessite pas forcément d’activer toutes les alarmes « danger » du cerveau. Qu’il existe des moyens de se faire du bien, et que même si ça ne fait pas partie de nos habitudes, que le corps ne réagit pas à ces nouvelles expériences parce qu’elles demeurent inconnues pour lui, il finira par s’y habituer.

Prendre soin de son corps, aide aussi à faire remonter l’estime de soi. Ne plus avoir à culpabiliser pour ce qu’on lui fait, apaise notre conscience.

Ca peut permettre de se regarder dans un miroir, et rencontrer une personne en quête de reconstruction, et plus seulement un bloc de souffrance.

Arrêter de maltraiter son corps, c’est éliminer peu à peu, les bonnes raisons de mal se juger.

C’est apprendre à devenir quelqu’un de bien dans son corps, et qui se traite correctement.

Tous ces actes que tu ne commettrais sur personne, et que tu ne souhaiterais pas aux autres, ne te les inflige pas.

Aurore