Le courage n’est pas l’absence de peur

Quand j’étais petite, je regardais très souvent le film « Princesse malgré elle ». Au-delà du fait que ce film m’a fait rêver pendant des années que j’étais une princesse cachée, une de ses phrases m’a toujours accompagnée, et même si je ne la comprenais pas vraiment à huit ans, je sentais qu’elle contenait une vérité importante qui pouvait me guider dans la vie.

A la fin de l’histoire, au moment où elle perdait courage, la jeune princesse trouvait une lettre de son père décédé dans laquelle il lui disait :

 « Amélia, je ne crois pas que le courage soit l’absence de peur, mais plutôt la conviction que la peur n’est pas la plus importante ». 

Souvent, quand on parle de courage, les images qui nous viennent sont celles de personnes qui changent le monde, qui sauvent des milliers de vies, et qui affrontent les difficultés avec une audace incroyable. On oublie souvent que la définition du courage n’est pas de ne jamais avoir peur. Peut-être même que les personnes les plus fortes sont celles qui, paralysées par l’angoisse et l’incertitude, continuent d’avancer petit à petit. Celles qui se battent tous les jours pour vivre quand elles sont malades, pour trouver la lumière dans la nuit, pour trouver l’espoir dans le doute, pour voir la lueur de joie qui subsiste dans les abîmes de tristesse.

Si tu lis ces lignes, c’est que d’une manière ou d’une autre tu as cherché de l’aide, du soutien, ou juste un peu d’espoir et que tu es tombé sur ce blog. Alors permet-moi de te féliciter pour ton courage, car il en faut beaucoup pour admettre qu’on a besoin de soutien. Malgré les difficultés qui surviennent, cette citation m’a apprise que le plus important était de garder confiance en l’avenir, et en ce que la vie nous réserve d’exceptionnel.

Martin Luther King disait qu’ « avoir la foi, c’est monter la première marche, même quand on ne voit pas tout l’escalier ».

C’est ce que je t’invite à faire si tu es dans l’obscurité. Ne regarde pas tout l’escalier, de toute façon tu ne peux pas imaginer les choses incroyables qui se produiront une fois en haut. Monte la première marche, un pas à la fois. La vie est un combat, c’est sûr, mais c’est aussi un incroyable cadeau. En étant bienveillants avec nous-même, nous prenons soin de la vie qui nous est confiée, et nous prouvons que nous sommes dignes d’un tel cadeau aussi précieux.

Un jour, tu trouveras ton énergie, ton harmonie, et tu verras que chaque petit effort que tu as fait au long de la route t’a rapproché de ton objectif, et a fait de toi la personne incroyablement forte que tu es.

Marguerite

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Confidences

Certains pensent savoir ce qu’est l’anorexie, mais finalement ils ne savent pas vraiment ce qu’il en est. Ils n’en n’ont pas conscience.
J’ai été – et suis encore – moi même touchée par l’anorexie, et à travers cette confidence
que je souhaite vous partager, j’aimerais mettre en avant la définition exacte à ma
souffrance, si souvent mal exprimée, mal comprise. Essayer d’expliquer, de faire
comprendre le pourquoi et le comment de cette maladie à travers l’atteinte qu’elle m’a
portée.
Une tâche qui, je vous avoue, me paraissait presque insurmontable puisque parfois je ne
me comprends pas toujours dans mes actes ou dans mes gestes. J’espère qu’aborder ce
sujet, extrêmement délicat, ne remuera pas seulement le couteau dans la plaie. J’espère
que ce texte vous apportera des choses, que vous comprendrez le message que je veux
faire passer.
Bien que l’anorexie soit une maladie complexe, qui je dirais, est presque propre à chacun, je raconterai mon parcours et j’évoquerai les différentes situations qui se sont présentées à moi.
En ce moment mon poids est plutôt stable, et ne bouge pas tant que ça. C’est à dire qu’il
varie souvent, selon les semaines, entre 1 ou 2 kilos, que parfois je perds et que parfois je
reprends, et cela depuis maintenant 1 an.
Aujourd’hui, j’ai un poids que je trouve tout à fait convenable pour ma taille – bien que je
ne l’accepte pas – et les autres sont contents pour moi. Ils se disent « Ah, c’est bien, elle a
repris du poids, elle est sur la bonne voix, c’est super. » Mais finalement, pas du tout.
Parce que l’anorexie est avant tout une maladie mentale. Et peu importe le poids que l’on fait, à partir du moment où l’on souffre mentalement et psychiquement, on est pas vraiment « guéri.e ». D’ailleurs, je ne pense pas qu’on puisse réellement guérir, je crois plutôt que la guérison est éphémère, et son sens, différent pour chacun. Pour moi, on passe simplement par des phases de notre vie plus ou moins exploitées par la maladie. Des moments où l’on se sent plus ou moins vulnérables et prédisposés à une rechute.
Mais encore une fois, ce n’est que mon point de vue personnel. Si vous croyez en la
guérison, faites tout votre possible pour y parvenir. Vous pouvez y arriver.
Justement, à propos de celle-ci, même si toutefois elle peut être interprétée différemment
par chaque personne, attention de ne pas crier victoire trop vite. La reprise de poids n’est
pas systématiquement synonyme de guérison. Parfois c’est même le contraire. Une reprise de poids trop rapide peut entraîner une rechute. Il faut prendre son temps, l’accepter.
Ce qu’il faut que les gents sachent, c’est que lorsque l’on est prisonnier de notre image
physique, qu’on ne se plait pas visuellement, ou bien que l’on est préoccupés par notre
poids, c’est qu’on est effectivement toujours très ancré dans la maladie.
Aujourd’hui, je suis arrivée à un stade ou je ne cherche plus à cacher mon mal être, ou quoi que ce soit d’autre. Non pas parce que c’est trop évident, mais parce que c’est une chose en moins, qui se révélait être extrêmement lourd à supporter pour mon petit coeur à lui seul.
Après m’être rendue compte que je souffrais de la pathologie la plus abstraite de toutes, j’ai tenté de cacher ma détresse psychique et morale par des mensonges absolument
ordinaires, et m’étais mis en tête que je devais définitivement me réduire au silence, afin de me persuader moi même que tout allait mieux, en disant aux gens avec le sourire que je me portais parfaitement bien, – ce qui était totalement faux. –
Mensonges aux cadences parfaites mais pas sans conséquences.
De cette manière, personne n’a donc remarqué que j’allais effectivement mal. Je demeurais complètement désemparée et désespérée, bouffée de l’intérieur par cette perspective démesurée et déformée de la réalité, ce tourbillon infernal. Définitivement piégée à travers cette immense souffrance dans laquelle je me suis égarée. Et cela car mon corps et mon esprit fonctionnent encore tout les deux en sens inverse, de manière opposés ; ce qui ne peut pas marcher.
Une angoisse intense venait alors de s’installer, une étrange peur que je ne saurais vous
décrire. Sans doute celle de ne jamais pouvoir sortir de ce fléau chaotique et paradoxal à la fois, placé à la limite de l’utopie.
J’étais inconditionnellement tirée vers le haut, puis vers le bas.
Mon poids jouait sans cesse au yo-yo. Les montées et les descentes devenaient au fil du
temps de plus en plus violentes et vertigineuses, comme dans les montagnes russes. Mes
sauts d’humeurs incessants, tantôt joyeux, tantôt dépressifs, qui dépendait de la variation de chaque grammes que je surveillais minutieusement; ainsi que l’affrontement perpétuel entre mon corps et mon esprit – qui avait déclenché par ailleurs l’arrivée d’un terrain conflictuel entre moi et ma famille – sonnait aussi faux que l’apparition d’une répression psychique.
Et c’est l’ensemble de ces événements, qui ont été pour moi, je crois, ce qu’il y a de plus
éprouvant, épuisant.
D’ailleurs, les variations de poids, parlons-en. Arrêtons de croire que l’anorexie est en
premier lieu définie par une peur intense de prendre du poids. Oui, cette peur est présente à un moment ou l’autre, mais elle n’est pas imminente, et encore moins instantanée au premier abord puisqu’elle peut se présenter sous une forme inconsciente. Encore une fois, tout dépend de chacun.
En ce qui me concerne, au début de mon anorexie, je me souviens que je perdais du poids sans vraiment m’en rendre compte (forme inconsciente), ce n’était pas désiré. C’est lorsque j’ai commencé à me sentir fatiguée, stressée, anxieuse, déprimée, et émotionnellement à fleur de peau, qu’on a constaté en me regardant, que j’avais eu une perte de poids importante. A partir de là, on m’a dit que j’étais anorexique. On a mi une étiquette à cette perte de poids, qui de base, n’était pas déclenchée par une envie de maigrir. C’était sans doute vrai, c’est une forme d’anorexie parmi d’autres.
Mais à l’entente de ce diagnostic, posé de façon précoce à mon stade de la maladie,
n’aurait-il pas entraîné mon cerveau un peu plus vers celle-ci ?
Un exemple tout simple : à force d’entendre que l’on est anorexique, notre cerveau
assimile le fait accompli et commence à agir comme tel, d’abord inconsciemment, puis
totalement. Il agit alors comme cette étiquette que l’on vous a collée, et petit à petit vous
vous confortez dans cette idée. Vous vous plaisez à l’idée d’être « fine, mince et délicate »,
car vous ne connaissez pas encore tous les risques que vous encourez puisque pour vous,
le mot anorexie vient à peine d’être découvert en son juste sens. Ou bien, si dans le cas
contraire, vous êtes totalement consciente des risques auxquels vous vous exposez, cela
vous est complètement égal. Vous faites donc tout votre possible pour maigrir, et c’est de
là que vous vient l’envie. Vous finissez par n’être jamais satisfait du résultat. Toujours
vouloir perdre plus de poids deviendra comme une obsession, un besoin à assouvir afin
que votre santé mentale puisse suivre, sans payer le prix de cette défaite – celle de n’avoir
maigri d’aucun gramme – à défaut d’une dépression. A partir de là, vous entrez
réellement dans une spirale parfaitement incontrôlable, que vous tenterez de contrôler par chacun de vos gestes, chacune de vos pensées.
Peut-être est-ce la période dans laquelle nous en sommes avec la maladie qui nous guide
vers son acceptation ?
C’est une de mes tentatives d’explications quant au déclenchement de cette maladie. J’ai
beaucoup cherché d’informations à ce sujet.
Et je ne sais pas si c’est ce qui s’est produit avec moi, étant donné que certains jours je
l’acceptais – presque avec une fierté déplacée, celle d’avoir maigri – et d’autres jours,
j’étais noyée dans le déni de mon propre corps, répétant sans cesse que je n’étais pas
anorexique. Que je n’étais pas « malade ».
Dans le fond, je crois que je savais que je l’étais, tout simplement. Mais je ne voulais pas y
croire.
Je me mélangeais et me compliquais l’esprit, piégée par mes propres pensées. Je
m’efforçais de croire et de chercher quelle cause précise était à l’origine de ce mal être, en vain.
En y réfléchissant un peu, en repensant à mon passé, j’ai ma petite idée. Mais j’ai laissé
tombé. ça me tourmentait beaucoup trop, et puis je ne voulais pas tirer de conclusion trop hâtive alors que je n’étais sûre de rien.
Et si finalement il n’y avait rien ? Pas de faille, pas de déclencheur, pas de cause tout
simplement ?
Certains disent qu’il y a forcément eu quelque chose, même infime, qui aurait pu
déclencher cette spirale, et que le mieux serait de remonter au moment ou tout à
commencé – ou même avant – pour y voir plus clair et ainsi trouver la cause à cela.
D’autre disent que plusieurs facteurs peuvent être de mise, que chercher une cause précise serait une perte de temps indéniable, et que ce serait plutôt une mauvaise chose, qui enfoncerait la personne au lieu de l’aider.
C’est d’une complexité à en attraper le tournis, à y perdre la tête. Je demeure encore
aujourd’hui complètement perdue.
La première fois qu’un médecin m’a révélé l’origine de cette perte de poids
impressionnante, je vous avoue que je ne me suis pas vraiment reconnue. Dans ma tête,
c’était « comment est-ce que je peux être considérée comme anorexique alors que je ne suis pas maigre, et que je ne souhaite pas perdre de poids?  » ( à l’époque j’ignorais si j’étais vraiment maigre ou non, car je ne savais que vaguement ce que représentait ce mot. Ma vision était déformée et j’avais l’impression d’être grosse malgré mon poids anormalement bas et préoccupant, « d’après les autres ».
Et puis au départ, oui, je me fichais pas mal de perdre du poids ou non, même si il est vrai que je me suis souvent, secrètement sentie « grosse ». (Ce qui n’était évidemment pas le cas).
Ce que je veux souligner là, c’est que l’anorexie n’est pas seulement une histoire de chiffres sur une balance. Je veux dire par là qu’on est pas forcément obligé de « vouloir perdre du poids » pour être anorexique. C’est un cliché.
La maladie, elle peut être présente sans qu’on le sache, elle est insidieuse, vicieuse,
sournoise et arrive dans la plus grande discrétion jusqu’au jour où tout explose.
Pour ma part, c’est un peu plus tard, quand j’avais déjà perdu pas mal de poids que j’ai
décidé qu’il fallait que j’en perde encore. Et franchement, je ne saurais vous dire pourquoi.
On dirait que j’ai profité de la situation, malgré moi. Et j’éprouve une certaine honte à cela.
Peut-être parce que perdre du poids était pour moi une alternative d’extériorisation aux
émotions négatives qui s’accumulaient en moi et que je ne parvenais pas à exprimer ;
notamment à la confiance en moi que j’avais perdue et que je croyais retrouver en me
sentant plus mince. En me sentant à l’image de la société, qui pense que la minceur est
synonyme de beauté. Ou peut-être rien de tout ça, je ne sais pas.
Vouloir être parfaite. Ne serait-ce pas un comportement orgueilleux qui relèverait du
narcissisme ? Non.
Je me suis longuement posé cette question. J’en ai conclu que ce n’était pas ma faute. Ce
n’est la faute de personne. C’est la faute à la maladie et on y peut rien.
Par la suite j’ai appris que la perfection n’existait pas réellement, ou seulement dans les
yeux de celui qui veut bien la voir.
Ce qui s’est passé, c’est qu’après avoir royalement fondue, j’étais au départ satisfaite. Puis
avec le temps, j’ai fini par me lasser. Avoir perdu tout ce poids ne me suffisait plus, il fallait nécessairement en perdre, toujours plus.
Je souhaitais maintenant perdre du poids, jusqu’à ce que, face au miroir, je sois satisfaite de ma silhouette. Ce que je ne savais pas encore, c’est que maigrir ne changerait en rien la vision que j’avais de moi même. Parfois, j’avais carrément l’impression d’avoir grossi alors qu’au contraire, je maigrissais encore davantage.
Malgré cette dysmorphophobie j’étais éprise par un double sentiment : d’un côté, celui de ma vision, totalement fausse et illusoire, et de l’autre, cette sensation étrange de bien être lorsque je voyais les kilos s’envoler sur ma balance. Dans ces moments là, je me sentais forte. C’était comme une sorte de fierté ( car maigrir est une chose que l’on est pas tous capable d’accomplir ).
Je me sentais forte et pourtant je m’affaiblissais de jours en jours. Je me sentais fière et
pourtant, je me trouvais terriblement monstrueuse.
Piégée dans une multitude de contradictions. Et un jour fut venu l’heure d’une
hospitalisation. Ce n’était pas ma première. J’étais maigre, mais pas « squelettique », j’avais
encore de la marge, mais cette fois ci, on ne m’a pas laissé d’autre choix que d’accepter la
sonde que j’allais bientôt recevoir…
Contrairement à la plupart des hospitalisations spécialisées pour les T.C.A, je n’ai pas été
contrainte à l’isolement, ou à toute forme de chantages alimentaires, si ce n’est le droit de
visite une fois tous les deux jours, ou l’augmentation des calories de la sonde en fonction
de ce que je décidais d’avaler.
A vrai dire, c’était quand même insupportable pour moi, comme pour mes proches, mais je ne devais surtout pas me plaindre.
J’étais à l’époque en pédiatrie, dans une unité tout à fait ordinaire, mais voilà : j’allais
bientôt avoir 17 ans, je n’était pas « guérie » et je n’avais plus ma place ici.
J’avais 16 ans lorsque je suis entré en pédiatrie. Normalement, j’avais passé l’âge, mais
étant donné mon état de santé, ceux qui m’on accepté ont surement eu pitié de moi. Ce
que j’en ai conclu de cette hospitalisation, c’est que l’équipe là bas s’était certainement dit
que si je « guérissais » rapidement, ce serait largement mieux que de devoir être transféré
chez les adultes, dans une unité plus adaptée, ou forcément, ça rigole beaucoup moins. Il
s’est avéré que je n’adhérais pas du tout au principe de la sonde et de son fonctionnement, j’ai donc été très résiliente, constamment sur la défensive. Le fait que ce soit une pédiatrie n’a rien arrangé. Personne ne savait comment s’y prendre, je n’étais absolument pas surveillée et j’en ai tirée bien des avantages : Complètement révoltée, j’ai fait tout mon possible pour aller à l’encontre de cette prise de poids. Je jetais les médicaments qu’on me donnait dans les toilettes, je refusais d’aller manger à la table commune avec les autres enfants, j’essayais de brûler tous mes calories en faisant des séries d’exercices et d’abdos pendant la nuit, en courant partout ou en faisant travailler mon cerveau à réfléchir, dessiner, et écrire. Je passais mes journée à dessiner. J’écrivais aussi, mais beaucoup moins car je ne pouvais pas me concentrer correctement à cause des enfants qui occupaient la même chambre que moi et qui me sollicitaient presque à chaque secondes.
Je faisais également croire que je mangeais, je m’amusais à boucher ma sonde en essayant de la vider avec les pipettes que les infirmières avaient oubliées sur ma table de nuit, puis je l’arrachais… et j’en passe des meilleurs.
Cette hospitalisation à été une véritable catastrophe.
Jamais je n’avais été aussi infernale. je venais de faire sortir le démon caché en moi, alors
qu’habituellement j’étais la fille super sage et timide, qui n’osais même pas dire bonjour à qui que ce soit.
On s’est donc dépêché de me faire grossir par l’intermédiaire de cette sonde afin que je
m’en aille le plus vite possible. J’avais repris du poids, mais la culpabilité, le mal-être et les fractures mentales avaient de nouveau repris le dessus. Eh oui, je venais de reprendre au moins 10 kg, sauf que je n’étais mentalement pas prête à cela, et mon corps, toujours très opposé à mon esprit maintenant inconsolable, s’est révolté de plus belle et m’a fait rechuter à ma sortie de l’hôpital, pour finir encore plus maigre qu’a mon arrivée.
Un peu de temps après, au moment où j’étais au plus bas, lorsque que j’avais touché le
fond et qu’il ne me restais que très peu de ressources à mon avantage pour m’en sortir,
j’acceptais mieux le fait de l’être. Certainement parce que je ne pouvais plus le nier, et que je n’étais pas admise en service de réanimation pour rien.
Cette hospitalisation en réanimation, m’a, je crois, permis d’avoir comme un déclic. J’ai eu vraiment peur pour ma vie et j’ai réalisé que je ne devais surtout pas en finir maintenant.
Grâce à ça, j’ai pu remonter un peu la pente, malheureusement ça n’a pas duré. La
culpabilité avait repris le dessus.
J’ai cru, pendant cette période où je remontais doucement la pente, que la maladie me
quittait petit à petit, jusqu’à ce que je me persuade à nouveau que « je ne l’étais plus ».
Cercle vicieux.
Je me suis vite rendu compte que la facilité à laquelle j’aspirais n’étais pas de la partie. Mes difficultés étaient toujours bel et bien présentes. Plus particulièrement dans les petites choses censées être simples, banales et ordinaires, devenues dorénavant plus
insurmontables que jamais.
Noel, qui n’allait pas tarder d’arriver après cette hospitalisation à été l’un de mes pires.
Après une énième période de restriction, je voyais arriver les boîtes de chocolats sous le
sapin. Je ne voulais plus les voir. Alors autant vous dire qu’elles n’ont pas fait long feu.
J’étais fatiguée, j’avais faim, et la boulimie n’a pas tardé à venir me dire bonjour. Je ne
faisais pas de très grosse crises, mais j’avais quand même repris quelques kilos, et ceux là, ils me sont restés en travers de la gorge.
Je ne sais pas où j’en serais aujourd’hui si je n’avais pas eu un petit espoir, un objectif
auquel m’accrocher, ( celui d’avoir le bac un jour ), pour pouvoir maintenir difficilement ces quelques kilos récupérés.
Me faire souffrir pour me sentir vivante, me sentir exister et tenter de gagner l’affection des autres car je me suis sentie oubliée ; ou bien au contraire, pour disparaître en tentant
d’éradiquer, d’effacer le regard des autres qui me terrifie, car je me trouve affreuse, et je
pense que je ne mérite pas de vivre.
J’aurais beau me dire avoir fait le tour, être passé par toutes les situations possibles et
inimaginable, et savoir ce qu’il faut faire, je n’arrive pas à me défaire de cette emprise qu’a la maladie sur moi, et je n’éprouve aucunement l’envie d’avancer. Comme si j’étais attirée par le vide, par le néant. Hantée par la peur de sortir de cette maladie. On ne m’a vue pratiquement qu’a travers elle depuis 4 ans, et maintenant, qui suis-je sans elle ?
Avec elle, je ne suis plus que l’ombre de moi même, et sans elle, ce sera sans doute pareil.
Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit je tout ça est loin d’être fini pour moi.
Aujourd’hui je vais beaucoup mieux, mais je suis encore loin de m’en être sortie. Disons que je ne mange que très peu de choses, mais en quantités suffisante. J’ai peur que cela ne dure pas. Cette année 2018 va s’annoncer décisive pour moi. Cette année je passe mon
bac. Si jamais je ne l’obtenais pas, c’est 3 ans de ma vie qui s’écrouleraient sous mes pieds, 3 ans de travail acharné, pour finir sans rien. Pour me sentir encore plus nulle et incapable que jamais, et avoir l’impression de passer à côté de tous mes rêves, qui deviendront désormais irréalisable, à défaut d’avoir été trop ambitieuse. Si cela devait se produire, je serais définitivement détruite, anéantie.
Cette fois ci, je n’aurais plus rien à quoi me raccrocher si ce n’est l’aide de mes proches et
des spécialistes que je refuse catégoriquement.
Je n’ai pas eu mon BEP lors de mon année de première, et je sais déjà à quel point ça a été
douloureux. Pourtant j’ai de très bonne notes, et tout s’est joué à 0.5 points près.
Je suis en BAC pro ERA spécialité bois, et je ne saurais vous dire à quel point il est difficile
de travailler pendant des heures, debout dans un atelier, à essayer de fabriquer un meuble, alors que je tenais à peine sur mes deux jambes. A faire des stages dans des menuiseries ou des bureaux d’architectes. Je suis encore surprise pour mon sang froid dans ces moments là et me demande encore comment j’ai survécu à tout ça !
Et puis j’avais manqué pas mal de cours à cause de mes hospitalisations répétitives.
Oui, je n’ai pas choisi le domaine le plus facile, mais au moment où j’ai du faire mon choix j’étais encore totalement perdue. Le lycée où j’avais fait ma seconde générale ne me convenait pas du tout, l’année s’était vraiment très mal passée et je n’avais aucune envie d’y retourner. Pour être franche, je crois que ça a été l’année la plus douloureuse de toute ma scolarité entière. Celle ou je venais véritablement de plonger dans l’anorexie.
Sandra B.

Dis, est ce que ça repousse les ailes ?

Comme un oiseau en cage elle ne sais plus voler…Chaque jours ses ailes tombent un peu plus en morceaux. Comme un oisillon nu elle se trouve vulnérable au milieu de la forêt. Personne à des kilomètres à la ronde… Elle est seule, seule face à elle même et ce reflet qu’elle voit dans le ruisseau ne lui correspond pas.. Elle se cherche, et ne se trouve pas, ou plutôt n’est pas satisfaite de ce qu’elle trouve.

Elle n’arrive pas à voler. Elle a les ailes coupées et la colle pour les réparer la brule… Elle se dit alors que pour voler elle n’a qu’a être plus légère… Moins de poids à porter pour ses petites ailes cela ne pourra pas faire de mal. Alors elle se met en quête de légèreté, elle organise brindille après brindille son petit nid.

Comme un petit écureuil qui fais ses réserves pour l’hiver. Petite fée de porcelaine ébréchée, douce, solide, et fragile à la fois. Comme pour se rassurer elle compte… elle compte les noisettes qu’elle vas manger, elle compte les plumes qui tombent une a une sur les feuilles… Une plume… Voilà ! Elle veux être une plume !

Pour cela il vas falloir redoubler de volonté. Perdre gramme par gramme. Dans l’idée de pouvoir s’envoler un jours, elle ne sait pas bien , elle ne sait pas bien vers qui. Mais elle sait aujourd’hui qu’elle veux être une plume. Une plume pour pouvoir s’envoler

Le sac qu’elle porte sur les épaules est bien lourd, il faut absolument perdre des grammes pour espérer s’envoler un jours. Une petite voix sur son épaule lui dit : chaque gramme perdu est un pas vers la liberté.

Cette petite voix l’oblige à compter mes noisettes, surtout ne pas trop en manger, ça alourdi ! Cette petite voix la félicite lorsque qu’elle n’a mangé qu’une noisette dans la journée. Elle l’accable si elle en mange plusieurs. Elle n’est plus seule dans la forêt notre petite fée de porcelaine, elle a trouvé une voix pour compagnie. Elle a trouvé ana

Parfois ses noisettes lui manquent tellement qu’elle s’en empiffre. Et cette petite voix deviens alors une grosse voix ! Une grosse fée ne peux pas voler ! Raisonne toi un peu, tu vois comme une est lourde, comme tu es grosse ?! Alors arrête, demain 1/2 noisettes pour la peine, et puis tu vas bouger aussi, allez hop hop hop remue moi toute cette graisse!

Et sans s’en rendre compte cette petite fée s’isole de sa forêt et s’enferme avec cette voix intérieure. Chaque jours, brindille après brindille elle construit sa cage… Et malheureusement, lorsqu’elle sera légère comme une plumefine comme une brindille, la cage ce sera refermée sur elle et elle ne pourras toujours pas voler…

Ana, sa meilleure ennemie.

Pauline Taillandier

Pensées de Brindilles

Il y a ces jours
Et puis il y a ces nuits
Et cette peur toujours
Qui est là et m’envahie

J’ai envie de m’en sortir
Mais ma voie est toujours là
J’aimerais la faire partir
Mais elle ne me lâche pas.

Envie, enfin, d’aller bien
Faire fuir tous ces problèmes
Retrouver mon chemin
Mais mon teint reste blême

Aujourd’hui j’étouffe,
Alors accompagne moi, viens,
AIde moi à retrouver mon souffle
Oui laisse moi prendre ta main.

On va construire pour demain
Sans aucun doutes car je t’aime
Alors je t’attend bien
Je veux partir sereine.

Et puis laisser tous ces soucis
Qui me mettent à bout de souffle
Pour enfin construire notre vie,
Sans tous ces problèmes de bouffe.

Mais aussi laisser ce passé
Derrière pour écrire notre histoire
Non je ne suis plus cassée
Réparée je rentre chez nous ce soir.

Pauline Taillandier

Pensées de Brindilles

Des jeux de mots,
Des mois d’errance,
Je rentre dans la danse
Même dans la souffrance.

Il ne faut pas oublier
Que le temps est un allié
Et non un ennemi
Qui envahie mes nuits.

Et poser ce fardeau
Mettre tant de maux en mots
Ne pas se taire
Car j’aime cette terre

Et ce silence
Qui bouffe, qui lance
Je l’envoi valser
D’un grand coup de pied

Aujourd’hui c’est ma vie
Qu’il s’agit
Alors surtout plus de silence
Mais beaucoup plus de tolérance.

Pauline  Taillandier

Pensées de Brindilles

Il y a ces mots qui font souffrir,
Et puis il y a ces silences
Vivre ou mourir il faut choisir
Fonction des chiffres sur la balance.

J’écris cette page pour les gens que j’aime.
J’écris d’un rouge indélébile, à l’encre de mes veines.
Le silence tue et provoque de la souffrance en moi.
Je ne dit rien je reste là.

Seulement voilà tes toujours là
Tu fais parti de moi, je crois
Et puis moi je reste là,
Je regarde la vie d’en bas

Et avec mon crayon,
J’decris des papillons,
Je dessine leurs ailes
Pour qu’elle soit les plus belles.

Puis j’hume les fleurs des champs
J’sens leurs parfum tout en chantant
Je cueille un coquelicot
Ho oui je le trouve beau.

Et puis je regarde le lilas
Et toi tes toujours là
Avec tout ces parfums
J’en arrive à la fin

De mon périlleux voyage
Plus besoin de voilage
Je peut enfin être moi
Puisque maintenant vous êtes là.

Pauline Taillandier

Pensées de Brindilles

Une page blanche devant moi,
Des larmes aux bout des doigts.
C’est une histoire que j’écris
À l’encre de mes cris.

Ce soir c’est d’mon histoire
Dont j’hurle le désespoir.
Désespoir que je suis
Espoir que je vie.

J’écris l’âme en peine,
Car après tant de haine
J’espère trouver cette paix
Et qu’enfin je me plait.

Je veux partir de là,
Oui, m’enfuir loin là bas
Pour enfin oublier
Ce qui m’a fait tomber.

Me transporter, m’évaporer
De cette toile d’araignée
Qu’elle a si bien tissé
Et moi toute enfermé.

Je veux vivre ma vie
ho oui sans faire d’ennuis
Oublier la tristesse
Qui tant de fois me blesse

Et voir les papillons
Chanter comme des grillons
Et puis cette princesse
Qui hurle sa tristesse.

Malgré son sourire
Qu’elle ne peut faire sortir.
Ces idées qui la blesse
et qu’enfin elle délaisse.

Pauline Taillandier

Petit à petit, l’oiseau fait son nid (douillet)

Alors que j’écris cet article, la montagne me fait face. Grande baie vitrée avec vue sur les sommets enneigés. J’aime ce panorama et il me fait comprendre que j’ai ce besoin viscéral de me sentir bien là où j’habite afin de me sentir mieux dans mon corps et dans ma tête.

Nous n’avons néanmoins pas toujours la possibilité de quitter papa-maman pour aller s’installer seul, ou de trouver un appartement plus grand dans lequel on se sentirait moins à l’étroit. On ne choisit pas toujours la ville, le quartier… Mais s’il y a bien une chose que l’on choisit, c’est l’intérieur de ce petit lieu rien qu’à nous. Un peu de décoration, des objets qui nous tiennent à cœur… tout est possible !

Mais il s’agit d’un détail que j’avais omis lorsque j’ai intégré mon premier appartement. Mon premier pas a été d’emmener un peu de chez moi – le premier « chez moi » que j’ai connu, chez mes parents – dans mon nouveau chez moi. J’ai choisi de garder un plaid, tout doux, à placer sur mon lit. Le summum du coocooning à mes yeux, symbole de froides soirées où l’on se love dans un plaid, bouillote au pied et tisane à la main, tout en lisant un livre. Si l’on laisse de côté cet objet, j’ai toujours laissé mon espace de vie intact : peu ou pas d’agréments, une utilité réduite à l’essentiel – manger, dormir, prendre une douche, étudier. J’étais dans mon studio sans réellement y être. La décoration n’était pas mienne et je ne m’autorisais pas réellement à m’approprier ces quelques mètres carrés.

Depuis, j’ai compris qu’habiter cet espace, c’était également le rendre à mon image, qu’il devienne personnel. Y ajouter un peu de décoration, une trace de vie. Cela a commencé par un petit rien, mais qui m’a réellement aidée : le sacro-saint post-it. J’utilisais des post-it pour afficher des échéances importantes pour les cours, une couleur par semaine, pour ne rien oublier et m’organiser. Puis, j’en ai détourné l’utilisation : les post-it d’organisation sont devenus des post-it de motivation. J’ai littéralement créé un mur de post-it.

Et un mur de post-it, je vous assure que c’était difficile à cacher ! Alors au début, je disais beaucoup, tu fais attention quand tu rentres, ne regarde pas trop à ta gauche, ne pose pas trop de questions, lorsque j’osais inviter des amis (ou mes parents) chez moi. Et petit à petit, j’ai assumé ce pan de mur très, très, très (il manque un « très » encore, non ?) personnel. Ces post-it, c’était une citation par petit carré de papier. Un mot qui m’avait marqué, un mantra que j’appréciais… hop, directement sur le mur. Celui-ci s’est développé petit à petit. Des dizaines et des dizaines de post-it trônaient alors sur le mur principal de, euh, ma pièce principale-salon-chambre-bureau-salledebain… ah non, pas salle de bain ! (bonjour les appartements étudiants !)

Si je mentionne cela ici, c’est parce que depuis j’ai changé de ville, changé de studio, mais pas changé de post-it. J’ai décroché puis accroché à nouveau plus de 80 post-it motivateurs, que j’aime toujours autant relire lorsque le moral décline, ou simplement pour bien commencer la journée. Ceux-ci figurent désormais sur un pan de mur en face de mon lit – emplacement parfait pour en lire quelques-uns avant de fermer les yeux le soir !

Finalement, les mots qu’ils arborent me font sentir bien, me rassurent un tant soit peu. Et plus généralement, je suis persuadée que se sentir bien dans le lieu dans lequel on vit est indispensable. Aimer rentrer chez soi après une longue journée, retrouver un cocon que l’on aime, façonné à notre image. Les soirs d’hiver ou les week-ends peuvent s’avérer très longs si l’on y reste confiné… J’ai toujours eu espoir que mon appartement représente une bulle, en-dehors de tout, en-dehors du temps, où je pouvais enfin souffler. Cela est loin de toujours être le cas, et une jolie chambre, ou un studio bien décoré, n’empêchera jamais les maux de refaire surface.

Mais bien décidée à ne pas me résigner pour autant, j’ai lâché prise lorsque j’ai emménagé dans un appartement coup de cœur : couleurs chaleureuses, de bonnes ondes, une vraie cuisine et non plus une petite et minuscule kitchenette… Mais cet amour de la popote et de la pâtisserie, ça, c’est une autre histoire !

Revenons au scénario initial : je pose mes valises dans une ville que je n’aime pas trop encore, je n’ai jamais été aussi loin de ceux que j’aime et de mes repères. Et on m’offre une plante verte. Un peu de compagnie, à défaut d’avoir un chat angora dont il faudrait brosser les poils tous les soirs pour en ôter les nœuds. La plante verte a été le début d’une petite liste du lâcher-prise : petits tableaux ou toiles, mini-cactus, porte-revues, cartes ou bougies… J’ai cumulé les présents (et les cadeaux à moi-même, c’est important également !) qui donnent une âme à mon appartement.

J’espère au passage que vous aurez noté ces très belles rimes successives en « -ent »…

Moi qui ai du mal à m’autoriser à dépenser de l’argent pour de la décoration, moi qui me sens coupable d’acheter des objets « inutiles » (on ne peut donc pas faire de plus gros guillemets sur ordinateur ?!) pour me faire plaisir… J’ai pourtant personnalisé mon appartement !

Mais attention, spoiler alert

Tenez-vous prêts…

Et cela fait du bien !

Ce qui est magique, c’est que cela fonctionne pour n’importe quel type d’endroit, que vous viviez en famille ou dans votre propre logement. Il suffit d’un petit espace, d’un pan de mur, d’une étagère, pour que vous puissiez afficher, pendre, poser là un petit bout de vous. Pas besoin de dépenser des milliers, même le DIY fait l’affaire, avec la satisfaction d’avoir créé soi-même son propre objet de décoration ! Voire, une bougie, un tableau en liège ou une carte du monde peuvent faire figure de cadeaux de Noël ou d’anniversaire si vos proches sont en panne d’inspiration et que vous daignez leur répéter que vous « n’avez besoin de rien ».

Allez, si, on s’autorise ce plaisir d’ajouter un peu de gaieté supplémentaire dans son chez soi, pour déployer encore plus ses ailes. Petit à petit, l’oiseau fait son nid, dit-on. Et celui-ci sera douillet ou ne sera pas.

Anaïs Duée

Reconnaissance.

Ce soir, j’ai beaucoup de reconnaissance pour tout ce que la vie m’offre.
Et même si au niveau alimentaire, tout n’est pas parfait, je regarde au delà de la maladie tout ce qu’il me reste.
Souvent la maladie nous rend si impuissant qu’on en veut à la terre entière alors que … tout est là.
Oui, tout est déjà là. Au moment où vous pensez que vous ne guérissez pas, vous guérissez déjà. Il se passe toujours quelque chose et les plus belles choses de la vie arrive quand on s’y attend le moins.

Tout ceci pour dire que nous ne contrôlons RIEN alors vivons ce que nous avons à vivre y compris les bons et mauvais moments et continuons de croire en un avenir meilleur.
Car cet avenir se construit déjà maintenant avec vos pensées, vos actes, vos croyances vos envies et vos besoins.

Je me surprends souvent en train de me plaindre. Je suis forte pour ça.
Et j’aimerais développer la même capacité pour reconnaître tout ce qui est déjà là dans ma vie et qui est magique.
Je vous propose de faire une liste.
J’écris chaque jour et la plupart du temps je dis Merci ….. pour tout ce que j’ai déjà dans la vie.
C’est possible de guérir ? Oui ! Alors MERCI
Je suis vivante -> alors merci
J’ai des rêves -> alors merci de pouvoir les réaliser
J’ai un copain -> merci d’avoir un amour
J’ai des parents que j’aime et qui sont présents pour moi -> merci !
J’ai des gens qui me soutiennent dans ma guérison alors merci de m’aider !
J’habite dans la plus belle ville du monde : Paris et c’est mon rêve alors merci ….

Puis poursuivez votre liste de « merci » appelé : La liste de Gratitude-Reconnaissance.

Elle vous ramène à la beauté de votre vie quand la maladie vous montre que tout est imparfait.

Prenez conscience qu il y aura toujours des hauts et des bas mais que les bas ne sont pas dangereux. Facile à dire? Difficile à vivre?
J’aimerais vous dire que dès lors que vous prenez conscience que les bas sont toujours BONS car ce sont des Leçons de vie qui vous permettra de mieux avancer, de mieux vivre……. alors vous verrez qu’il sera plus facile de laisser venir les petits moments plus difficiles de la vie – en les acceptant comme ils sont.
N’oubliez pas que l’amour est guérisseur !

Ne t’isoles pas. Ouvre ton coeur à la vie et balade toi dehors, regarde la vie, la nature. Seule ou avec une autre personne, ouvre toi à la vie qui t’attend dehors !
Ne reste pas seule car la solitude est le meilleur ami de la boulimie et de l’anorexie.

Faites une liste des choses à faire pour combler le vide, retrouver des envies qu’on a perdu de vue – de vie !!
Par exemple : aller au cinéma, aller faire un massage, aller travailler a la bibliothèque, proposer à une copine de dîner avec elle pour être sûre que le dîner se passe bien, partez en vacances chez quelqu’un pour changer le rythme et reprendre de bonnes habitudes. (On y arrive mieux quand on est pas seul!! Même si la maladie veut toujours nous enfermer et nous isoler des gens).

Faites de nouvelles choses. Avec la maladie nous avons l’habitude de faire toujours les mêmes repas et les mêmes activités et les mêmes trajets !
Par sécurité évidemment ! C’est rassurant…
Oui Mais ???
La maladie est si sournoise qu’elle vous prive de votre Bonheur. Et donc par moment nous avons l’impression de ne pas avoir faim de Frites 🍟 (tout simplement parce que nous n’avons plus l’habitude d’en manger…) mais si vous vous forcez à en Re manger, vous verrez peut être que finalement vous adorez les frites !
Alors essayer ! Ceci peut être un défis à écrire sur votre •Liste des choses à faire- à relever !😝
Juste pour voir. Vous verrez, l’inconnu fait naître les meilleures surprises de la vie.
Notez par exemple un aliment que vous avez toujours adoré enfant et que vous ne mangez plus ! (Peut être vous ne mangez plus cet aliment parce que vous n’aimez plus cet aliment Mais peut être vous ne mangez plus de cet aliment parce que la maladie vous a privé de cet aliment) alors ESSAYER et vous verrez bien.

On ne perd rien à essayer. Seulement à s’ouvrir à une plus grande liberté !

Dernière chose -> Faites vous Plaisir.
Le meilleur médicament, c’est vous. C’est votre plaisir qui vous guide.
Pas le plaisir malsain de la maladie qui vous dit de manger 1000000 chocolats et d’aller vomir mais le Vrai Plaisir qui naît d’un équilibre ! Un équilibre qu’on partage avec soi et ou avec une autre personne.

Partagez des moments qui vous font plaisir
Mangez ce que vous aimez et pas ce que la société vous impose!

Un enfant sera allergique au blé tandis qu’un autre sera intolérant aux noisettes.
Le premier pourra manger des noisettes mais pas de blé.

Nous n’allons pas dire au premier enfant de supprimer les noisettes! Quel intérêt ? Lui il peut en manger, c’est pas mauvais pour lui! C’est seulement mauvais pour le deuxième !

Ce que j’essaie de dire …. c’est que, arrêtons de croire que tel aliment est mauvais.
Arrêtons de nous perdre dans la diabolisations des aliments.
Tous les aliments sont BONS ! J’en suis convaincu. Pour avoir essayé le régime sans gluten, etc …… c’était bien plus de Stress qu’autres choses ! Et a notre stade, quel est la priorité ? Une histoire de régime ? Est ce qu’on peut vraiment se permettre de se compliquer la vie ? Je ne pense pas.

Nous avons déjà assez lutté pour vivre
« Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginé » ! Cette fameuse phrase si vraie d’Henry James …..

Sur ce, bonne meditation 😊
N’oubliez pas, votre Vie est parfaite telle qu’elle est maintenant.
Quoiqu’il en soit, votre vie est belle !
Parce que la beauté ne se résume pas à l’apparence et aux histoires qu’on se raconte.
Notre vie est bien plus que ça, c’est la richesse de notre force intérieure, de nos expériences de vie et c’est tout ceci qui rend la vie parfaite.

Vivez en harmonie pour 2018,
C’est tout ce que je vous souhaite mes beautés 💝🍀😇
Pleins de chances !
Ayez foi en la vie, en vous !

3 ways to bloom : éclore malgré le gel

Spoiler alerte : Sous-titre mensonger ! Eh non, cet article ne vous donnera en réalité aucune piste pour VAINCRE le gel. En effet, pourquoi ce pauvre petit froid aurait-il moins le droit d’exister que le chaud, adulé comme feu Johnny (qui allumait le feu – qui est chaud – t’as compris) ? Je suis pour l’égalité des éléments, et je suis sûre que toi aussi ! Il faut de tout pour faire un monde, chacun y a sa place.

Non, aujourd’hui, on va plutôt tenter de devenir amie avec le froid, ou tout du moins colocataire pacifique. Parce que ce n’est pas drôle de passer sa vie à combattre, lutter, terrasser ; ce ne sont pas les valeurs que l’ont a envie de donner à sa vie.
C’est parti donc pour 3 moyens de vivre en paix avec le froid ! Note : le 3èm point pourra être utilisé dans de nombreuses autres situations… (ça donne envie de rester, ça, non ?)

1• ON BOIT/MANGE CHAUD

Petit rappel : la température du corps est d’à peu près 36.5°C. Or, quand on introduit un liquide/aliment froid, que doit faire le corps sous peine d’être refroidi ? → Le réchauffer. Et ça, c’est pas ce qu’il y a de plus facile pour lui ! Il n’est pas plombier, le pauvre ! On lui facilite donc la tâche, et on peut même l’aider à réguler le chauffage si on a froid. Comment ?

  • –  On lui donne plein de thé, de chocolat chaud, de vin chaud, de plomb chaud si ça vous fait plaisir (non, ça c’est une blague). Les petits thermos à emporter deviennent vos meilleurs potes si vous n’avez pas de machine à café au travail / vous n’avez pas envie de dépenser votre salaire en gobelets en carton.
  • –  On évite les boissons froides et les salades : ça lui fait du boulot en plus, de réchauffer tout ça à 36.5°C ! Vous allez être toute fatiguée.
  • –  On se fait des p’tites soupes, des p’tites raclettes, des ptits plats d’hiver quoi. Ce n’est pas pour rien que l’on a instauré ces traditions ! Votre p’tit corps vous dira merci !

    RÉSULTAT : Vous vous sentirez moins tendue, moins fatiguée, en un mot : mieux ! Alors un petit thé sous un plaid, et en avant la musique !

    2• VÊTEMENTS : ON FAIT LES BONS CHOIX

    Je vous vois, là bas dans le fond, à laisser votre manteau ouvert et à laisser vos chevilles nues parce que c’est la mode ! Et vous, devant, qui empilez seize couches de pulls, ce n’est pas forcément mieux… Entre une gravure de mode congelée et un bonhomme Michelin, on peut peut-être trouver un juste milieu ? Voici comment être toute belle et toute détendue !

  • –  On privilégie les matières naturelles au synthétique. Sérieusement, la laine, le mohair, l’alpaga, il n’y a que ça de vrai ! Non, pas à ce point là. Mais tout ce qui est acrylique, polyplastiquepétrole et autres joyeusetés, c’est plus fait pour être cheap que pour tenir chaud… À vos étiquettes de pulls !
  • –  On porte des sous-vêtements “seconde peau” : ça aide beaucoup à maintenir la chaleur là où elle est à l’origine, c’est à dire sous notre peau. Maillot de corps, collants, seront vos second meilleurs potes, après le thé !
  • –  On arrête de s’ensevelir sous un monceau de pulls. Pourquoi ? Parce que ça vous isole du monde, que ça vous gêne dans vos mouvements, que ça ne vous donne pas confiance en vous et en votre apparence. De plus, je pense qu’au bout de 3 ou 4 couches, manteau compris, la différence commence à être très, très minime. Pas de quoi s’enterrer sous les tee-shirts !
  • –  On troque la mode “chevilles apparentes – épaules nues” pour la tendance “chaussettes 80’s – col roulé”. Oui, car même s’il est question d’être stylée, m’est avis que de sacrifier son confort à la mode est inutile et tortionnaire.
  • –  Enfin, on protège les extrémités ! Bonnets, gants, cache-nez, chaussettes encore une fois. C’est par là que le froid s’infiltre le mieux. À vos accessoires…!

    3• ON ARRÊTE DE LUTTER : L’ACCEPTATION COMME RÉDEMPTION

    C’est le point clé de l’article. Il faut un peu de courage pour l’appliquer, mais les résultats sont tellement soulageants que vous verrez le froid d’une façon différente après avoir compris ça.
    Tout d’abord : que faites-vous quand vous avez froid ? Peut-être que, comme moi avant, vous vous braquez, en mode rugbyman, contractant tous vos muscles dans le but de LUTTER, REPOUSSER, CONTRER, vous BATTRE contre le froid.

    Résultat ? Impossible de vous concentrer sur autre chose que sur votre lutte acharnée. Dents serrées, moral dans les chaussettes, gare à qui vous parlera de profiter de l’hiver et de ses joies !
    La solution ? Elle est simple.

    C’est le lâcher prise.

    Vous acceptez le froid. Vous le laissez venir, tout doucement, vous lui dites bonjour. Vous vous demandez quel effet est-ce qu’il produit sur votre corps. Est-ce que ça gratte ? Ça pique ? Où ça ? C’est agréable ?
    Et vous laissez venir.
    Imaginez être un canard sous la pluie : les gouttes coulent sur vous, mais ne vous font pas de mal. On n’est pas en sucre, après tout !
    En plus, si vous avez suivi les conseils précédents et que vous donnez assez d’énergie à votre corps pour se réchauffer, il n’y a pas de raison que vous ayez plus froid qu’un canard 😉

    La pleine conscience, c’est la clé de beaucoup de choses. Je vous conseille de vous y intéresser un peu, si vous n’en avez jamais entendu parler : elle aide à gérer l’angoisse, la tristesse, les sensations négatives en général. Tout ce dont les sensations ont besoin, c’est de délivrer un message au corps dans le but de le protéger. Vous vous brûlez ? Hop ! Signal de détresse, vous avez mal. Vous êtes face à un danger ? Hop ! Adrénaline, réflexe de survie pour faciliter la fuite.
    C’est pareil pour le froid. Votre corps vous dit : “Eh, oh, j’ai froid, là !”. Lutter contre ce froid, c’est lui répondre : “Non, non, je refuses, tais-toi, tu n’as pas froid, tu n’as pas froid…”
    En acceptant les frissons, vous leur ouvrez la porte. Ils sont contents, ils ont dit ce qu’ils avaient à dire. Ils peuvent partir.

C’est clair ? Essayez, c’est magique !

J’espère que cet article vous aura donné quelques pistes pour devenir amie avec l’hiver : ne plus souffrir du froid, c’est laisser de la place à autre chose dans votre esprit, comme la joie, les rencontres, les événements. C’est s’ouvrir des portes sur la vie.

Sur ce, je n’ai plus qu’à vous souhaiter un joyeux hiver !

Marianne