Pensées de Brindilles

Il y a ces jours
Et puis il y a ces nuits
Et cette peur toujours
Qui est là et m’envahie

J’ai envie de m’en sortir
Mais ma voie est toujours là
J’aimerais la faire partir
Mais elle ne me lâche pas.

Envie, enfin, d’aller bien
Faire fuir tous ces problèmes
Retrouver mon chemin
Mais mon teint reste blême

Aujourd’hui j’étouffe,
Alors accompagne moi, viens,
AIde moi à retrouver mon souffle
Oui laisse moi prendre ta main.

On va construire pour demain
Sans aucun doutes car je t’aime
Alors je t’attend bien
Je veux partir sereine.

Et puis laisser tous ces soucis
Qui me mettent à bout de souffle
Pour enfin construire notre vie,
Sans tous ces problèmes de bouffe.

Mais aussi laisser ce passé
Derrière pour écrire notre histoire
Non je ne suis plus cassée
Réparée je rentre chez nous ce soir.

Pauline Taillandier

Pensées de Brindilles

Des jeux de mots,
Des mois d’errance,
Je rentre dans la danse
Même dans la souffrance.

Il ne faut pas oublier
Que le temps est un allié
Et non un ennemi
Qui envahie mes nuits.

Et poser ce fardeau
Mettre tant de maux en mots
Ne pas se taire
Car j’aime cette terre

Et ce silence
Qui bouffe, qui lance
Je l’envoi valser
D’un grand coup de pied

Aujourd’hui c’est ma vie
Qu’il s’agit
Alors surtout plus de silence
Mais beaucoup plus de tolérance.

Pauline  Taillandier

Pensées de Brindilles

Il y a ces mots qui font souffrir,
Et puis il y a ces silences
Vivre ou mourir il faut choisir
Fonction des chiffres sur la balance.

J’écris cette page pour les gens que j’aime.
J’écris d’un rouge indélébile, à l’encre de mes veines.
Le silence tue et provoque de la souffrance en moi.
Je ne dit rien je reste là.

Seulement voilà tes toujours là
Tu fais parti de moi, je crois
Et puis moi je reste là,
Je regarde la vie d’en bas

Et avec mon crayon,
J’decris des papillons,
Je dessine leurs ailes
Pour qu’elle soit les plus belles.

Puis j’hume les fleurs des champs
J’sens leurs parfum tout en chantant
Je cueille un coquelicot
Ho oui je le trouve beau.

Et puis je regarde le lilas
Et toi tes toujours là
Avec tout ces parfums
J’en arrive à la fin

De mon périlleux voyage
Plus besoin de voilage
Je peut enfin être moi
Puisque maintenant vous êtes là.

Pauline Taillandier

Pensées de Brindilles

Une page blanche devant moi,
Des larmes aux bout des doigts.
C’est une histoire que j’écris
À l’encre de mes cris.

Ce soir c’est d’mon histoire
Dont j’hurle le désespoir.
Désespoir que je suis
Espoir que je vie.

J’écris l’âme en peine,
Car après tant de haine
J’espère trouver cette paix
Et qu’enfin je me plait.

Je veux partir de là,
Oui, m’enfuir loin là bas
Pour enfin oublier
Ce qui m’a fait tomber.

Me transporter, m’évaporer
De cette toile d’araignée
Qu’elle a si bien tissé
Et moi toute enfermé.

Je veux vivre ma vie
ho oui sans faire d’ennuis
Oublier la tristesse
Qui tant de fois me blesse

Et voir les papillons
Chanter comme des grillons
Et puis cette princesse
Qui hurle sa tristesse.

Malgré son sourire
Qu’elle ne peut faire sortir.
Ces idées qui la blesse
et qu’enfin elle délaisse.

Pauline Taillandier

Petit à petit, l’oiseau fait son nid (douillet)

Alors que j’écris cet article, la montagne me fait face. Grande baie vitrée avec vue sur les sommets enneigés. J’aime ce panorama et il me fait comprendre que j’ai ce besoin viscéral de me sentir bien là où j’habite afin de me sentir mieux dans mon corps et dans ma tête.

Nous n’avons néanmoins pas toujours la possibilité de quitter papa-maman pour aller s’installer seul, ou de trouver un appartement plus grand dans lequel on se sentirait moins à l’étroit. On ne choisit pas toujours la ville, le quartier… Mais s’il y a bien une chose que l’on choisit, c’est l’intérieur de ce petit lieu rien qu’à nous. Un peu de décoration, des objets qui nous tiennent à cœur… tout est possible !

Mais il s’agit d’un détail que j’avais omis lorsque j’ai intégré mon premier appartement. Mon premier pas a été d’emmener un peu de chez moi – le premier « chez moi » que j’ai connu, chez mes parents – dans mon nouveau chez moi. J’ai choisi de garder un plaid, tout doux, à placer sur mon lit. Le summum du coocooning à mes yeux, symbole de froides soirées où l’on se love dans un plaid, bouillote au pied et tisane à la main, tout en lisant un livre. Si l’on laisse de côté cet objet, j’ai toujours laissé mon espace de vie intact : peu ou pas d’agréments, une utilité réduite à l’essentiel – manger, dormir, prendre une douche, étudier. J’étais dans mon studio sans réellement y être. La décoration n’était pas mienne et je ne m’autorisais pas réellement à m’approprier ces quelques mètres carrés.

Depuis, j’ai compris qu’habiter cet espace, c’était également le rendre à mon image, qu’il devienne personnel. Y ajouter un peu de décoration, une trace de vie. Cela a commencé par un petit rien, mais qui m’a réellement aidée : le sacro-saint post-it. J’utilisais des post-it pour afficher des échéances importantes pour les cours, une couleur par semaine, pour ne rien oublier et m’organiser. Puis, j’en ai détourné l’utilisation : les post-it d’organisation sont devenus des post-it de motivation. J’ai littéralement créé un mur de post-it.

Et un mur de post-it, je vous assure que c’était difficile à cacher ! Alors au début, je disais beaucoup, tu fais attention quand tu rentres, ne regarde pas trop à ta gauche, ne pose pas trop de questions, lorsque j’osais inviter des amis (ou mes parents) chez moi. Et petit à petit, j’ai assumé ce pan de mur très, très, très (il manque un « très » encore, non ?) personnel. Ces post-it, c’était une citation par petit carré de papier. Un mot qui m’avait marqué, un mantra que j’appréciais… hop, directement sur le mur. Celui-ci s’est développé petit à petit. Des dizaines et des dizaines de post-it trônaient alors sur le mur principal de, euh, ma pièce principale-salon-chambre-bureau-salledebain… ah non, pas salle de bain ! (bonjour les appartements étudiants !)

Si je mentionne cela ici, c’est parce que depuis j’ai changé de ville, changé de studio, mais pas changé de post-it. J’ai décroché puis accroché à nouveau plus de 80 post-it motivateurs, que j’aime toujours autant relire lorsque le moral décline, ou simplement pour bien commencer la journée. Ceux-ci figurent désormais sur un pan de mur en face de mon lit – emplacement parfait pour en lire quelques-uns avant de fermer les yeux le soir !

Finalement, les mots qu’ils arborent me font sentir bien, me rassurent un tant soit peu. Et plus généralement, je suis persuadée que se sentir bien dans le lieu dans lequel on vit est indispensable. Aimer rentrer chez soi après une longue journée, retrouver un cocon que l’on aime, façonné à notre image. Les soirs d’hiver ou les week-ends peuvent s’avérer très longs si l’on y reste confiné… J’ai toujours eu espoir que mon appartement représente une bulle, en-dehors de tout, en-dehors du temps, où je pouvais enfin souffler. Cela est loin de toujours être le cas, et une jolie chambre, ou un studio bien décoré, n’empêchera jamais les maux de refaire surface.

Mais bien décidée à ne pas me résigner pour autant, j’ai lâché prise lorsque j’ai emménagé dans un appartement coup de cœur : couleurs chaleureuses, de bonnes ondes, une vraie cuisine et non plus une petite et minuscule kitchenette… Mais cet amour de la popote et de la pâtisserie, ça, c’est une autre histoire !

Revenons au scénario initial : je pose mes valises dans une ville que je n’aime pas trop encore, je n’ai jamais été aussi loin de ceux que j’aime et de mes repères. Et on m’offre une plante verte. Un peu de compagnie, à défaut d’avoir un chat angora dont il faudrait brosser les poils tous les soirs pour en ôter les nœuds. La plante verte a été le début d’une petite liste du lâcher-prise : petits tableaux ou toiles, mini-cactus, porte-revues, cartes ou bougies… J’ai cumulé les présents (et les cadeaux à moi-même, c’est important également !) qui donnent une âme à mon appartement.

J’espère au passage que vous aurez noté ces très belles rimes successives en « -ent »…

Moi qui ai du mal à m’autoriser à dépenser de l’argent pour de la décoration, moi qui me sens coupable d’acheter des objets « inutiles » (on ne peut donc pas faire de plus gros guillemets sur ordinateur ?!) pour me faire plaisir… J’ai pourtant personnalisé mon appartement !

Mais attention, spoiler alert

Tenez-vous prêts…

Et cela fait du bien !

Ce qui est magique, c’est que cela fonctionne pour n’importe quel type d’endroit, que vous viviez en famille ou dans votre propre logement. Il suffit d’un petit espace, d’un pan de mur, d’une étagère, pour que vous puissiez afficher, pendre, poser là un petit bout de vous. Pas besoin de dépenser des milliers, même le DIY fait l’affaire, avec la satisfaction d’avoir créé soi-même son propre objet de décoration ! Voire, une bougie, un tableau en liège ou une carte du monde peuvent faire figure de cadeaux de Noël ou d’anniversaire si vos proches sont en panne d’inspiration et que vous daignez leur répéter que vous « n’avez besoin de rien ».

Allez, si, on s’autorise ce plaisir d’ajouter un peu de gaieté supplémentaire dans son chez soi, pour déployer encore plus ses ailes. Petit à petit, l’oiseau fait son nid, dit-on. Et celui-ci sera douillet ou ne sera pas.

Anaïs Duée

Reconnaissance.

Ce soir, j’ai beaucoup de reconnaissance pour tout ce que la vie m’offre.
Et même si au niveau alimentaire, tout n’est pas parfait, je regarde au delà de la maladie tout ce qu’il me reste.
Souvent la maladie nous rend si impuissant qu’on en veut à la terre entière alors que … tout est là.
Oui, tout est déjà là. Au moment où vous pensez que vous ne guérissez pas, vous guérissez déjà. Il se passe toujours quelque chose et les plus belles choses de la vie arrive quand on s’y attend le moins.

Tout ceci pour dire que nous ne contrôlons RIEN alors vivons ce que nous avons à vivre y compris les bons et mauvais moments et continuons de croire en un avenir meilleur.
Car cet avenir se construit déjà maintenant avec vos pensées, vos actes, vos croyances vos envies et vos besoins.

Je me surprends souvent en train de me plaindre. Je suis forte pour ça.
Et j’aimerais développer la même capacité pour reconnaître tout ce qui est déjà là dans ma vie et qui est magique.
Je vous propose de faire une liste.
J’écris chaque jour et la plupart du temps je dis Merci ….. pour tout ce que j’ai déjà dans la vie.
C’est possible de guérir ? Oui ! Alors MERCI
Je suis vivante -> alors merci
J’ai des rêves -> alors merci de pouvoir les réaliser
J’ai un copain -> merci d’avoir un amour
J’ai des parents que j’aime et qui sont présents pour moi -> merci !
J’ai des gens qui me soutiennent dans ma guérison alors merci de m’aider !
J’habite dans la plus belle ville du monde : Paris et c’est mon rêve alors merci ….

Puis poursuivez votre liste de « merci » appelé : La liste de Gratitude-Reconnaissance.

Elle vous ramène à la beauté de votre vie quand la maladie vous montre que tout est imparfait.

Prenez conscience qu il y aura toujours des hauts et des bas mais que les bas ne sont pas dangereux. Facile à dire? Difficile à vivre?
J’aimerais vous dire que dès lors que vous prenez conscience que les bas sont toujours BONS car ce sont des Leçons de vie qui vous permettra de mieux avancer, de mieux vivre……. alors vous verrez qu’il sera plus facile de laisser venir les petits moments plus difficiles de la vie – en les acceptant comme ils sont.
N’oubliez pas que l’amour est guérisseur !

Ne t’isoles pas. Ouvre ton coeur à la vie et balade toi dehors, regarde la vie, la nature. Seule ou avec une autre personne, ouvre toi à la vie qui t’attend dehors !
Ne reste pas seule car la solitude est le meilleur ami de la boulimie et de l’anorexie.

Faites une liste des choses à faire pour combler le vide, retrouver des envies qu’on a perdu de vue – de vie !!
Par exemple : aller au cinéma, aller faire un massage, aller travailler a la bibliothèque, proposer à une copine de dîner avec elle pour être sûre que le dîner se passe bien, partez en vacances chez quelqu’un pour changer le rythme et reprendre de bonnes habitudes. (On y arrive mieux quand on est pas seul!! Même si la maladie veut toujours nous enfermer et nous isoler des gens).

Faites de nouvelles choses. Avec la maladie nous avons l’habitude de faire toujours les mêmes repas et les mêmes activités et les mêmes trajets !
Par sécurité évidemment ! C’est rassurant…
Oui Mais ???
La maladie est si sournoise qu’elle vous prive de votre Bonheur. Et donc par moment nous avons l’impression de ne pas avoir faim de Frites 🍟 (tout simplement parce que nous n’avons plus l’habitude d’en manger…) mais si vous vous forcez à en Re manger, vous verrez peut être que finalement vous adorez les frites !
Alors essayer ! Ceci peut être un défis à écrire sur votre •Liste des choses à faire- à relever !😝
Juste pour voir. Vous verrez, l’inconnu fait naître les meilleures surprises de la vie.
Notez par exemple un aliment que vous avez toujours adoré enfant et que vous ne mangez plus ! (Peut être vous ne mangez plus cet aliment parce que vous n’aimez plus cet aliment Mais peut être vous ne mangez plus de cet aliment parce que la maladie vous a privé de cet aliment) alors ESSAYER et vous verrez bien.

On ne perd rien à essayer. Seulement à s’ouvrir à une plus grande liberté !

Dernière chose -> Faites vous Plaisir.
Le meilleur médicament, c’est vous. C’est votre plaisir qui vous guide.
Pas le plaisir malsain de la maladie qui vous dit de manger 1000000 chocolats et d’aller vomir mais le Vrai Plaisir qui naît d’un équilibre ! Un équilibre qu’on partage avec soi et ou avec une autre personne.

Partagez des moments qui vous font plaisir
Mangez ce que vous aimez et pas ce que la société vous impose!

Un enfant sera allergique au blé tandis qu’un autre sera intolérant aux noisettes.
Le premier pourra manger des noisettes mais pas de blé.

Nous n’allons pas dire au premier enfant de supprimer les noisettes! Quel intérêt ? Lui il peut en manger, c’est pas mauvais pour lui! C’est seulement mauvais pour le deuxième !

Ce que j’essaie de dire …. c’est que, arrêtons de croire que tel aliment est mauvais.
Arrêtons de nous perdre dans la diabolisations des aliments.
Tous les aliments sont BONS ! J’en suis convaincu. Pour avoir essayé le régime sans gluten, etc …… c’était bien plus de Stress qu’autres choses ! Et a notre stade, quel est la priorité ? Une histoire de régime ? Est ce qu’on peut vraiment se permettre de se compliquer la vie ? Je ne pense pas.

Nous avons déjà assez lutté pour vivre
« Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginé » ! Cette fameuse phrase si vraie d’Henry James …..

Sur ce, bonne meditation 😊
N’oubliez pas, votre Vie est parfaite telle qu’elle est maintenant.
Quoiqu’il en soit, votre vie est belle !
Parce que la beauté ne se résume pas à l’apparence et aux histoires qu’on se raconte.
Notre vie est bien plus que ça, c’est la richesse de notre force intérieure, de nos expériences de vie et c’est tout ceci qui rend la vie parfaite.

Vivez en harmonie pour 2018,
C’est tout ce que je vous souhaite mes beautés 💝🍀😇
Pleins de chances !
Ayez foi en la vie, en vous !

3 ways to bloom : éclore malgré le gel

Spoiler alerte : Sous-titre mensonger ! Eh non, cet article ne vous donnera en réalité aucune piste pour VAINCRE le gel. En effet, pourquoi ce pauvre petit froid aurait-il moins le droit d’exister que le chaud, adulé comme feu Johnny (qui allumait le feu – qui est chaud – t’as compris) ? Je suis pour l’égalité des éléments, et je suis sûre que toi aussi ! Il faut de tout pour faire un monde, chacun y a sa place.

Non, aujourd’hui, on va plutôt tenter de devenir amie avec le froid, ou tout du moins colocataire pacifique. Parce que ce n’est pas drôle de passer sa vie à combattre, lutter, terrasser ; ce ne sont pas les valeurs que l’ont a envie de donner à sa vie.
C’est parti donc pour 3 moyens de vivre en paix avec le froid ! Note : le 3èm point pourra être utilisé dans de nombreuses autres situations… (ça donne envie de rester, ça, non ?)

1• ON BOIT/MANGE CHAUD

Petit rappel : la température du corps est d’à peu près 36.5°C. Or, quand on introduit un liquide/aliment froid, que doit faire le corps sous peine d’être refroidi ? → Le réchauffer. Et ça, c’est pas ce qu’il y a de plus facile pour lui ! Il n’est pas plombier, le pauvre ! On lui facilite donc la tâche, et on peut même l’aider à réguler le chauffage si on a froid. Comment ?

  • –  On lui donne plein de thé, de chocolat chaud, de vin chaud, de plomb chaud si ça vous fait plaisir (non, ça c’est une blague). Les petits thermos à emporter deviennent vos meilleurs potes si vous n’avez pas de machine à café au travail / vous n’avez pas envie de dépenser votre salaire en gobelets en carton.
  • –  On évite les boissons froides et les salades : ça lui fait du boulot en plus, de réchauffer tout ça à 36.5°C ! Vous allez être toute fatiguée.
  • –  On se fait des p’tites soupes, des p’tites raclettes, des ptits plats d’hiver quoi. Ce n’est pas pour rien que l’on a instauré ces traditions ! Votre p’tit corps vous dira merci !

    RÉSULTAT : Vous vous sentirez moins tendue, moins fatiguée, en un mot : mieux ! Alors un petit thé sous un plaid, et en avant la musique !

    2• VÊTEMENTS : ON FAIT LES BONS CHOIX

    Je vous vois, là bas dans le fond, à laisser votre manteau ouvert et à laisser vos chevilles nues parce que c’est la mode ! Et vous, devant, qui empilez seize couches de pulls, ce n’est pas forcément mieux… Entre une gravure de mode congelée et un bonhomme Michelin, on peut peut-être trouver un juste milieu ? Voici comment être toute belle et toute détendue !

  • –  On privilégie les matières naturelles au synthétique. Sérieusement, la laine, le mohair, l’alpaga, il n’y a que ça de vrai ! Non, pas à ce point là. Mais tout ce qui est acrylique, polyplastiquepétrole et autres joyeusetés, c’est plus fait pour être cheap que pour tenir chaud… À vos étiquettes de pulls !
  • –  On porte des sous-vêtements “seconde peau” : ça aide beaucoup à maintenir la chaleur là où elle est à l’origine, c’est à dire sous notre peau. Maillot de corps, collants, seront vos second meilleurs potes, après le thé !
  • –  On arrête de s’ensevelir sous un monceau de pulls. Pourquoi ? Parce que ça vous isole du monde, que ça vous gêne dans vos mouvements, que ça ne vous donne pas confiance en vous et en votre apparence. De plus, je pense qu’au bout de 3 ou 4 couches, manteau compris, la différence commence à être très, très minime. Pas de quoi s’enterrer sous les tee-shirts !
  • –  On troque la mode “chevilles apparentes – épaules nues” pour la tendance “chaussettes 80’s – col roulé”. Oui, car même s’il est question d’être stylée, m’est avis que de sacrifier son confort à la mode est inutile et tortionnaire.
  • –  Enfin, on protège les extrémités ! Bonnets, gants, cache-nez, chaussettes encore une fois. C’est par là que le froid s’infiltre le mieux. À vos accessoires…!

    3• ON ARRÊTE DE LUTTER : L’ACCEPTATION COMME RÉDEMPTION

    C’est le point clé de l’article. Il faut un peu de courage pour l’appliquer, mais les résultats sont tellement soulageants que vous verrez le froid d’une façon différente après avoir compris ça.
    Tout d’abord : que faites-vous quand vous avez froid ? Peut-être que, comme moi avant, vous vous braquez, en mode rugbyman, contractant tous vos muscles dans le but de LUTTER, REPOUSSER, CONTRER, vous BATTRE contre le froid.

    Résultat ? Impossible de vous concentrer sur autre chose que sur votre lutte acharnée. Dents serrées, moral dans les chaussettes, gare à qui vous parlera de profiter de l’hiver et de ses joies !
    La solution ? Elle est simple.

    C’est le lâcher prise.

    Vous acceptez le froid. Vous le laissez venir, tout doucement, vous lui dites bonjour. Vous vous demandez quel effet est-ce qu’il produit sur votre corps. Est-ce que ça gratte ? Ça pique ? Où ça ? C’est agréable ?
    Et vous laissez venir.
    Imaginez être un canard sous la pluie : les gouttes coulent sur vous, mais ne vous font pas de mal. On n’est pas en sucre, après tout !
    En plus, si vous avez suivi les conseils précédents et que vous donnez assez d’énergie à votre corps pour se réchauffer, il n’y a pas de raison que vous ayez plus froid qu’un canard 😉

    La pleine conscience, c’est la clé de beaucoup de choses. Je vous conseille de vous y intéresser un peu, si vous n’en avez jamais entendu parler : elle aide à gérer l’angoisse, la tristesse, les sensations négatives en général. Tout ce dont les sensations ont besoin, c’est de délivrer un message au corps dans le but de le protéger. Vous vous brûlez ? Hop ! Signal de détresse, vous avez mal. Vous êtes face à un danger ? Hop ! Adrénaline, réflexe de survie pour faciliter la fuite.
    C’est pareil pour le froid. Votre corps vous dit : “Eh, oh, j’ai froid, là !”. Lutter contre ce froid, c’est lui répondre : “Non, non, je refuses, tais-toi, tu n’as pas froid, tu n’as pas froid…”
    En acceptant les frissons, vous leur ouvrez la porte. Ils sont contents, ils ont dit ce qu’ils avaient à dire. Ils peuvent partir.

C’est clair ? Essayez, c’est magique !

J’espère que cet article vous aura donné quelques pistes pour devenir amie avec l’hiver : ne plus souffrir du froid, c’est laisser de la place à autre chose dans votre esprit, comme la joie, les rencontres, les événements. C’est s’ouvrir des portes sur la vie.

Sur ce, je n’ai plus qu’à vous souhaiter un joyeux hiver !

Marianne

Et si on ne prenait PAS de bonnes résolutions ?

Et voilà une année qui s’achève ! Mais 2018 nous ouvre déjà grand ses bras ! Alors pour ne pas partir dans la mauvaise direction nous sommes beaucoup à prendre de « bonnes » résolutions, à nous fixer des objectifs, mais qu’en est-il vraiment de ces résolutions? Peu d’entres-elles sont véritablement tenues au final. Et si cette année on ne prenait pas de résolutions ? Pour ma part c’est ce que je vais faire. Non pas par pessimisme au contraire, je pense que dès lors que l’on a vraiment envie de quelque chose on fait en sorte d’y arriver, mais lorsque les objectifs fixés ne le sont que pour avoir « bonne conscience » alors là effectivement c’est plus compliqué à réaliser…!

C’est pourquoi cette année je vous propose de ne rien planifier! Moi qui ai longtemps -et qui suis encore comme ça parfois – TOUT planifié dans ma vie, de l’heure de mon réveil à l’heure de mes repas ou du jour du ménage/sport, bref T.O.U.T ! Eh bien aujourd’hui je vous suggère de laisser libre cours à la spontanéité et de vous laisser vivre selon vos envies, vos besoins, votre ressentie, ect. Vous verrez que ça fait un bien fou! Parce-qu’après tout le but de nos bonnes résolutions c’est d’améliorer notre vie/quotidien, alors pourquoi se forcer à faire quelque chose si ce n’est pas ce que l’on souhaite?

La seule résolution qu’on devrait s’autoriser à prendre c’est celle ci-dessus « Take care of your body » !

Bah oui, « un esprit sain dans un corps sain » on connait tous cette citation, alors si pour une fois on l’appliquait vraiment! N’oubliez pas de prendre soin de vous avant toutes choses. Faites ce qu’il vous plait. Vous voulez manger ce gâteau au chocolat? Alors faites-le et n’écoutez pas cette petite voix dans votre tête qui vous l’interdit. Vous voulez faire la grasse matinée alors que vous aviez programmé votre journée? Faites-le, le programme peut attendre jusqu’à après-demain. L’un des nombreux inconvénients de l’anorexie -pour ma part en tout cas- est que l’on perd une partie de soi et cette partie est remplacée par la maladie, et elle envahit tout : le corps, l’esprit, la joie, le sourire, notre vie tout entière en résumé. Alors essayons de peu à peu récupéré cette partie de nous qui nous a été volée. C’est une épreuve difficile, car cela signifie lutter contre soi-même, lutter contre un démon qui nous a envahit, mais s’il vous plait, battez-vous contre lui, la bataille en vaut tellement la peine, rien ne devrait être plus important que de prendre soin de nous-même, rien du tout.

Alors pour débuter cette nouvelle année sur de bonnes bases, sans résolutions impossible à tenir, essayons tout simplement de prendre soin de nous, de se faire plaisir et de nous écouter véritablement, écouter ce « MOI » qui tente en vain de se faire entendre lorsque la maladie parle par dessus. Le combat n’est pas fini, et peut-être ne le sera-t-il jamais vraiment, mais si au moins on essayer, petit à petit, de récupéré une partie de nous qui nous à été volée et qu’on puisse à nouveau dire qu’on se sent entier/entière, ne serait-ce pas formidable?

Combattons ensemble. Et vainquons ensemble.

Laissons nous le droit d’être heureux. D’être libre. D’être NOUS.

Caroline Lesguillons

Respirer

Noël est terminé, il n’est plus. Il appartient au passé et plus personne n’a d’emprise sur lui. Il est l’heure de le laisser s’échapper et d’accueillir ce qui vient, de neuf. Garder les bons souvenirs et sourire, oui. Mais ne pas ressasser ce qui n’a pas été comme on le souhaitait. Les potentielles disputes, critiques, remarques n’existent pas en elles-mêmes. Arrêter de les entretenir et laisser la place à autre chose. Si pour toi aussi les fêtes sont synonymes de défi ou d’épreuve parce que tu es confronté.e de manière intense à ton trouble alimentaire, dis toi que c’est derrière toi. Ne pas s’autoflageller, remplacer chaque pensée négative par son équivalent positif. Non, tu n’as pas « trop » mangé. Tu as mangé, tu t’es fais plaisir, tu as profité de ce que la vie offre de plus merveilleux. Tu as osé, tu t’es lancé dans l’expérience du réel, du vrai. Si au contraire, tu n’as pas réussi à faire mieux, plus, ce n’est pas grave. Sois conscient.e et motive-toi, crois-en toi et ne baisse pas les bras. Quelle que soit la situation, ne laisse pas la place à la culpabilité. Lâche le passé, ancre-toi dans le présent et imagine le futur harmonieux. Tu es plus fort.e que tout ça, tu es Toi. Fier.e et lumineux.se. Et cela vaut aussi pour toi, qui n’est pas confronté.e à un quelconque désordre nutritionnel, mais qui « subit » les fêtes.  Recentre-toi et respire. La respiration est un outil si riche qu’il est dommage de ne pas s’y intéresser davantage. Aujourd’hui, demain, dans les prochains jours, lorsque tu remarques que tu as des pensées n’ayant pas lieu d’être, qui tournent et s’amplifient en toi, revient à ta respiration. Concentre-toi sur les inspirations et les expirations. A l’inspiration, imagine que tu absorbes de la joie, du courage, de la force ou tout autre chose qui raisonne en toi. A l’expiration, laisse partir tes ruminations, tout ce qui te fais du mal à cet instant. Prends le temps, juste pour toi. Pour aller mieux. Et n’oublies pas que tu es Précieux.se. Toujours.

Fanny Godard

Drôles de lunettes.

Je ne pesais que 38 kilos et je flottais dans mes jeans taille 16 ans, malgré tout je me trouvais encore trop grosse. Et c’était comme ça depuis bien deux ans et demi. Dès que je mangeais une miette de pain, un grain de riz ou tout autre aliment hors de ma « zone de confort » je me sentais grossir, enflée, explosée mais surtout ballonnée et culpabilisée. A chaque fois que j’avais l’occasion d’apercevoir mon reflet dans un miroir ou dans une vitrine, que se projetais mon ombre sur le sol je me voyais énorme alors que la balance m’affirmait tout le contraire. Mon corps me paraissait difforme. Je n’y comprenais plus rien.

Cette impression était tout aussi visuelle que sensorielle, si bien qu’un jour, après avoir fondu en larme devant mon miroir j’ai demandé à mes parents d’aller consulter chez un ophtalmo. Après tout, si je me voyais informe et gargantuesque c’était peut être parce que j’avais des problèmes de vue sans le savoir, pourquoi pas ?
Les tests passés, l’ophtalmo perplexe, se tourna vers mes parents et leur dit « Mais votre fille n’a aucun problème de vue, elle est même excellente; elle a 10,5 à chaque oeil ! Elle n’a aucunement besoin d’une paire de lunettes ! ». Mes parents, n’y comprenant plus rien non plus se trouvaient alors bêtes de m’avoir emmenée consulter. Je sortis dépitée. La main de l’anorexie m’oppressa encore un peu plus fort et je succomba de plus belle aux avances du bourreau.
Cela voudrait dire que puisque ma vue était plus que parfaite je pouvais me fier entièrement à la vision que j’avais de mon corps ? J’étais donc aussi énorme que ce que je me voyais.
Au bout d’une dizaine de jours je ne pesais plus que 36 kilos mais mon reflet restait immuable et je me pensais toujours aussi énorme. Puisque je me trouvais encore trop grosse et que c’était maintenant veridict plus aucune raison ne m’empêchait de maigrir.
Seulement, un jour où, pour la énième fois je n’étais pas allée en cours parce que j’étais devenue trop maigre pour me lever, j’ai trouvé sur la table de la cuisine les lunettes de mon père. Pas étonnant, il les perd tout le temps.

Puis, je me suis demandée de quoi j’aurais l’air si je portais des lunettes. Je les ai mises sur mes yeux et là ce fut un choc. L’effet loupe des lunettes rendait tout flou autour de moi, je me suis cassée la figure dans les escaliers de ma salle de bain parce que les marches paraissaient plus grosses que ce qu’elle n’étaient en réalité et impossible de percevoir mon visage dans la glace au dessus du lavabo.

La réponse était sous mes yeux, ou plutôt sur mes yeux ! Et si je n’avais pas besoin de lunettes parce que j’en portais déjà une paire mais qui était invisible à l’œil nu ? Et si l’anorexie était comme une paire de lunette qui m’empêchait de me voir comme j’étais ? Mais une paire de lunette non pas située sur mon nez mais dans mon cerveau, là où je ne pouvais la voir ? Et les verres de ces lunettes, en plus d’être comme des loupes, seraient aussi teintés ? Ce qui me ferait voir la vie de la même façon que quand on garde des lunettes de soleil alors qu’on passe dans un tunnel, autant vous dire que je ne voyais plus que la vie en noir ! C’est alors que je me suis convaincue que j’avais une image de mon corps qui était complètement faussée. Restait alors qu’à trouver comment les enlever, ces fichues lunettes ! Et même si la route de la guérison était encore longue et périlleuse, ce jour là, je venais de faire mon premier pas sur le chemin de la guérison.

Et vous ? Vous avez trouvé, comment les enlever ?

Justine